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Campistron, après avoir
aiguisé son regard sur l'apparence des choses dans la matérialité froide
et distanciée de l'image photographique, affronte l'oeuvre dans sa
réalité d'os et de fluide, l'oeuvre comme une charpente qui contient la
vie et d'ou la vie fuit.
Qu'y a t-il sous la surface ?
C'est le mystère de la
matière et de la présence qu'il met en oeuvre dans des compositions
sobres, monumentales, puissantes, au sein d'une démarche d'une grande
exigence.
Entre la vie qui prend forme
et celle qui se décompose, entre la vision fulgurante d'une révélation
d'intemporalité et le pathétique constat de l"éphémère, ses oeuvres
architecturées imposent leur fascinante gravité.
F. Hoddé
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